Noir et blanc des débuts

Noir et blanc des débuts “Croire à la possibilité du visage, partage de l’humain, celui qui s’ouvre à l’autre, offrande de sourires, de bonté. Comme si la toile ou le carton invitait à la rencontre. Un visage chatouille le pinceau, je le laisse advenir et il ne sera jamais tant vrai que lorsqu’il m’échappe. Il décide, prend la place qu’il veut et garde son mystère. Il est là. Fût-il de hasard, l’instant magique où les yeux se croisent et reconnaissent le même inconnu en l’autre. Des retrouvailles alors, qui sait ?”
L’indifférence

2021
Encre sur papier, 17×23

“Approcher l’expression de ce rien, ce je-ne-sais-quoi du bout des doigts qui a donné corps. Je garde intacte la sensation du moment de bascule. De l’autre côté du miroir. Merci donc à l’Arlésienne, car c’est au silence, à la petite fissure quand même, que je dois le saut, salvateur et avide.” L’homme amoureux 2021
Gouache sur papier, 22,5×28,5 “Chercher. Encore. Longtemps. Chercher encore. Trouver. Le corps d’une femme en pleurs.” L’homme au regard triste 2021
Gouache sur papier, 23×17
Collection particulière “Une économie de traits, presque un seul jet. Alors? Sa tristesse, ou la mienne que je projette? Oui, sa tristesse et la mienne.” La boule 2021
Gouache sur papier, 26×21
Collection particulière Au bout de la route, petit tableau de Picasso découvert au Guggenheim Museum de New York l’année des vingt ans qui pleurent, avait encore et encore une fois fait fanfaronner la faucheuse à l’horizon de la ligne de fuite. Thanatos partout. Non comme un trou noir mais un double tranchant, tel un effacement de personnalité (s), éclipse inexorable sous le joug de la boule aveuglante et fatale? J’étais hypnotisée. Peut-être alors ai-je voulu rendre, à ma manière, hommage au petit tableau si troublant.” La terre flambe 2021
Gouache sur carton, 27,5×21,5
Collection particulière “Il y a vingt ans, épiphénomène canicule, suffocation urbaine, respiration en apnée, même à l’arrêt, le corps suait des miasmes pour faire la nique au soleil. (…) Vingt ans depuis, la Terre flambe grand guignol. A l’équation du grand pompon, un manège enfin nous rassemble tous (..). Tour gratuit sans sommation, la Terre tourne, et dans l’évitement l’homme contourne. Tous innocents ou tous coupables? (…) Parfois je préfère me fondre en un désert intérieur pour lisser rouler les idées noires sur la peu crevassée. Mais je ne me résoudrai jamais à dire “c’est comme ça”.” Trépanation 2021
Gouache sur papier, 30×21 Eric Tisserand in memoriam. Les chimères transgéniques 2021
Gouache sur papier, 20×14,5 “Trans… trans… trans… Valse nullement dansée d’un transhumanisme désespérément galopant qui laisse un immense sentiment d’impuissance. Sur… sur… sur… Ritournelle du surhomme transgénique qui prend des airs de Frankenstein. Des airs de déjà-vu? (…)” Sans titre 2023
Acrylique et collage sur toile, 68,5×50
Collection particulière Saturation de la toile, noir sur noir. Voir ensuite ce qui sort… Les yeux noirs 2021
Crayon sur papier, 30×29,5
Collection particulière Diptyque 2022
Acrylique sur toile préparée, 100×130 “Le point de départ était le fessier féminin, pivot callipyge d’une violence devenue scandaleusement quelconque. Sans parti-pris, sans volonté de revendication. Sinon que chacun interroge sa propre part d’ombre (…)” La ballade des pendus 2023
Acrylique sur carton préparé, 88×88
Collection particulière “Une vie ignominieuse et dévoyée, dans la fange le vice et le lucre, la torture et le meurtre, et quoi ? Villon, une poésie possible qui transfigure l’abyssale noirceur. L’espace d’une rédemption, je voudrais croire.” Rire ? 2023
Gouache sur papier 19,5×14
Collection particulière Le point d’interrogation est en soi une réponse. Les couleurs peuvent changer d’un écran à l’autre
Les textes entre guillemets sont tirés du catalogue Variation Terre

Si vous souhaitez acquérir un tableau, n’hésitez pas à me contacter.

Vers une autre couleur « Le bleu ouvre sur le rouge, le manque est conducteur d’expressions. » Empâtement et transparence « Étrange alchimie aléatoire qui fait que quelque chose parfois émerge. » Escape game l’emprise J’ai épousé mon portable, pas vous ? 8 panneaux peints, un vierge, comme des rouages d’une machine inexorablement en marche, celle du virtuel galopant. A la source vive, par le trait Lorsque je dessine, je n’invente pas. Dans le secret de l’atelier, d’après tableaux, je cherche à être au plus près du modèle, pour apprendre juste.