Acrylique sur carton,
175×231 (8 panneaux peints, un vierge) Je regarde mes bienheureux contemporains, générations confondues, ivres de petit écran, qui ont épousé le mouvement avec aisance. La si petite chose a pris tellement de place dans la vie et les cerveaux ! La captivation de l’image semble permanente et le besoin de son dévore l’espace collectif. Serait-ce là le dessin animé de l’enfance qui serait recherché sans fin ? Je devais pour ma part chercher une solution anti grise-mine, fût-elle provisoire, illusoire, anecdotique. Passagère… Peut-être devais-je également trouver une fenêtre qui ouvre mon propre regard, sans me prendre trop au sérieux, tout en étant sérieusement concernée. Le tableau s’organise en huit panneaux peints et un carton vierge sur lequel est collé un miroir, disposés dans trois cadres en métal. Des globes se répondent, des visages prendront une expression différente en fonction de l’agencement choisi. Des jambes coupées trouveront peut-être un corps, par le jeu des formes. Un taquin en bois, version préhistorique du scrolle moderne, est l’exacte copie du tableau. Le carton vierge devient l’espace qui permet aux différentes pièces de bouger. Chacun peut inventer sa version de ces mondes parallèles qui se croisent et pendant ce temps suspendu du gentil jeu naïf, peut-être laisser à la main une autre possibilité que celle de la greffe téléphonique. Carton de récup, métal, bois, plastique, Escape game l’emprise reprend des éléments de nos pollutions modernes. Le carton est saturé de peinture. Les traces sont volontairement visibles. Le cadre est monté à l’envers qui donne à voir la structure, comme des rouages d’une machine en marche. Montrer sans imposer, le but n’est pas de porter un jugement, mais bien de proposer un espace de réflexion. Les couleurs peuvent changer d’un écran à l’autre.
Si vous souhaitez acquérir ce tableau, n’hésitez pas à me contacter.
A la source vive, par le trait Lorsque je dessine, je n’invente pas. Dans le secret de l’atelier, d’après tableaux, je cherche à être au plus près du modèle, pour apprendre juste. Noir et blanc des débuts « Un visage chatouille le pinceau, je le laisse advenir et il ne sera jamais tant vrai que lorsqu’il m’échappe. Il décide, prend la place qu’il veut et garde son mystère. » Vers une autre couleur « Le bleu ouvre sur le rouge, le manque est conducteur d’expressions. » Empâtement et transparence « Étrange alchimie aléatoire qui fait que quelque chose parfois émerge. »